15 – Grospierres – Vallon Pont d’Arc : le patrimoine

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a voir en cévennes Association des amis de l’histoire, Village de Vallon, grotte Chauvet, gorges de l’Ardèche, Maladrerie des templiers, Trou de la lune, Salavas : vieux village et château.
Salavas se trouve sur la voie dite « Antonin le Pieux (2° siècle) qui reliait Nîmes à Alba la Romaine. Selon la légende le nom Salavas vient de la contrebande du sel. Un chargement de sel aurait été versé dans un puit pour éviter de payer la taxe, d’où : fontaine salée, sel lavé, Salavas.
Aménagement scénographique de la visite du village. Vieux Village et Tour. Tourisme souterrain. Trou de la lune.
Vallon Pont d’Arc Voir le Pont d’Arc, les Gorges de l’Ardèche, (descente Canoës et kayak), la Grotte Chauvet (patrimoine mondial Unesco), avec la reconstitution de la Caverne du Pont d’Arc, ( Aven Orgnac (17 km).
Grotte de la Chaise, à Salavas, Grotte de l’Ours à Vallon, avec cette inscription « Pour prier Dieu à cause de la révolte. »

h histoire La Tour du Moulin, haute de 21 mètres, commandait le gué permettant de traverser l’Ardèche. Elle a fait l’objet de nombreux combats lors des guerres de religions aux 16° et 17° siècles. A noter qu’en 1570 les catholiques s’en étant emparés, « frustrés du seul moyen qu’ils avaient de faire de la farine », les protestants la reprirent par ruse avec quatre jeunes soldats déguisés en femmes.
Dans la région de Vallon les mariages protestants étaient précédés des annonces faites trois dimanches consécutifs dans les églises d’origine des conjoints. Sur le registre des mariages de Vallon, en 1599, se trouve la mention : « comme ainsi soit qu’à la louange de Dieu et augmentation d’humain lignage, a été bailhé mariage…
Les idées de la Réforme s’installent dès 1561. Salavas, Vallon et Labastide-de-Virac sont reconnus comme lieux de culte par l’Edit de Nantes en 1598. Aucune place forte n’a été accordée aux protestants du Vivarais par l’Edit de Nantes, mais Vallon en fut l’une des 5 places particulières confiées à la garde des seigneurs protestants.
En 1621 le Baron Hérail de Merle récemment convertit au catholicisme s’empare du gué de Salavas et permet le passage de la troupe royale. Son château, pourtant gardé par 80 hommes en armes, fut pris par ruse, sous la conduite du serrurier Chalanqui.
Vallon connu le passage des troupes du duc de Rohan en 1628, puis de l’armée de Louis XIII en 1629, avec la démolition des temples.
Antoine Court raconte que le prophétisme s’est développé dans la région de Vagnas avec Daniel Raoux, qui saisit de ce « mal étrange », s’était érigé en prédicant : « alors que je ne sais pas lire, je suis une de ces pierres – dont parle l’Evangile – qui crient… destinées à vous réveiller de votre assoupissement et vous exhorter à la repentance. » Il semble que ce soit avec lui que le prophétisme soit passé du Vivarais en Cévennes.
Sarah Salgone témoigne pour sa part : « Des personnes qui disaient mille belles choses pour porter ceux qui les écoutaient à la vraie et solide piété, à une sérieuse réformation des mœurs, à l’horreur de l’idolâtrie papistique et de toutes sortes de superstitions. »
Combats et nombreuses exactions des camisards à Salavas les 20 et 21 janvier 1703 et les 10 et 11 février 1703 à Vagnas. Cavalier ayant 800 hommes avec lui. Il échoue dans sa tentative de traverser l’Ardèche et perd 300 hommes. Vagnas sera totalement dévasté et le château des Roure mis à sac.
En février 1704, à Vallon, Julien déplore qu’on ne lui ait pas donné les moyens de lutter contre la « diabolique révolte des Cévennes » qui menace alors de s’étendre au Vivarais. Joani tenait le Lozère et le Bougès avec 3 à 400 hommes.
12 mars 1705, le sieur Arnaud, le même qui avait fait arrêter Jean Roman en 1699, dénonce la présence du chef camisard Castanet à Vallon qui tenait des assemblées dans les bois et les cavernes à proximité, alors que Bâville le croyait à Livron.
En avril 1710 A. Mazel, après avoir dormi à Villeneuve de Berg, assiste à une assemblée où prêche une certaine Marthe, le lecteur de la bible étant Antoine Court, alors âge de 14 ans.