12 – Malbosc – Les Vans : le patrimoine

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a voir en cévennes Village médiéval, centre historique, église du XII° et retable classé, lavoir couvert. Musée du chirurgien (Ollier inventeur de l’orthopédie), musée des Vans (tél. : + 33 4 75 37 08 62).. Gorges du Chassezac. Musée des Vans (tél. : + 33 4 75 37 08 62).

h histoire La commune des Vans a connu une population importante au XIX° siècle avec les activités économiques liées aux châtaigniers et à la sériciculture.
Apparition de la Réforme aux Vans vers 1563 avec le ralliement du clergé local. Le synode de mai 1576 rattache les églises protestantes de Lagorce, Vallon, Salavas et des Vans au Bas-Languedoc. Jusqu’en 1629 le culte catholique est banni aux Vans.
En 1665 on compte1050 protestants pour 658 catholiques, puis seulement 200 protestants en 1685 ; Ceci montre l’ampleur des départs vers le Refuge. Il est à noter que le départ de protestants occasionna l’arrivée de catholiques, qui redevinrent alors nombreux. Il y eut coexistence entre les communautés.
On estime qu’il y eut près de 3000 protestants qui sont partis en exil depuis le Vivarais, sur un total de protestants exilés compris entre 140 et 200.000. En général on comptait une dizaine de jours de marche pour gagner Genève. Avec un guide expérimenté le trajet pouvait se faire en sept jours.
La relation de la tenue d’un conseil ecclésiastique en 1668, à propos de l’inimitié entre Mesdames Baille et Durand montre l’autorité des consistoires. Ces dames ne s’étant pas présentées le mercredi seront à nouveau convoquées le vendredi et feront preuve de contrition.
En 1684 ne subsistaient en Bas Vivarais que les temples de Lagorce, Salavas et des Vans.
Assemblées et prophétisme se développent vers 1689. Parmi les réfugiés à Lausanne en 1698 on note la présence de Jacques Dupuis, originaire des Vans, qui exerçait y alors son métier.
En septembre 1703, la Dame du Plagnol interceptée par les camisards sur la route entre les Vans et Villefort eut la vie sauve grâce à Joany qui dit « qu’elle a été assez punie quand on a incendié ses maisons. »
Bâville mentionne Les Vans comme ville de garnison dans son mémoire du 04/03/1702 (de même que Nîmes, Alès, Uzès, St Hyppolite du Fort, Le Vigan et St Jean du Gard pour les troupes royales). Du Vilar, officier résidant aux Vans, écrit le 09 avril 1703 qu’il considère « le Mont Lozère comme le centre et la retraite du fanatisme » et le 02 juin : « que le pays où il se trouvait était affreux et quasiment impraticable, et qu’avec des montagnes aussi horribles, il lui fallait absolument renouveler son équipage, car il n’y avait pas un rocher en Dauphiné ni en Vivarais qu’il n’ait grimpé… et il demandait une augmentation de son traitement. »
Du Vilar supprime les milices bourgeoises « parce qu’elles coûtaient et ne servaient à rien » (août 1703). En mars 1704 le marquis de La Lande écrit qu’il fait modifier la route du courrier par Les Vans, après avoir constaté que les rebelles l’interceptaient sur l’autre rive de l’Ardèche.
Vers 1763 pasteur Guizot est aux Vans. C’est le grand-père du ministre de Louis-Philippe.
Grotte des protestants, appelée comme telle depuis 1890, vaste porche en ogive de 30 m de haut et 15 de large, pièce de 45 x 8. C’est dans cette grotte qu’Antoine Court lut la Bible devant Abraham Mazel en 1709. Antoine Court réorganisa l’Eglise protestante avec Pierre Corteiz. Il fut par ailleurs historien de la guerre des Camisards, interrogeant bon nombre de réfugiés en Suisse.
Selon une tradition, c’est dans la grotte des Huguenots, près des Vans que fut rédigé le sermon à la colombe qui initia la tradition pacifiste.
Assemblées à partir 1720 au bois des Armes.
Il est rapporté que c’est au Vans que fut organisée en 1818 une des premières écoles du dimanche pour apprendre aux enfants la lecture de la Bible et les grands principes protestants.